AccueilActusFC Nantes : Grégory Poirier doit-il insister avec le 3-5-2 ?

FC Nantes : Grégory Poirier doit-il insister avec le 3-5-2 ?

Face à Sochaux, pour son troisième match à la tête du FC Nantes, Grégory Poirier a décidé de trancher dans le vif en faisant jouer son équipe en 3-5-2, son schéma préférentiel. Un ajustement tactique ponctué par une prestation collective décevante et une nouvelle défaite.

Avant le déplacement à Boulogne, samedi pour le compte de la 7e journée de Ligue 2, une question se pose : Grégory Poirier doit-il insister et renouveler l’expérience ? Décryptage.

Si Nantes avait montré de bonnes choses depuis l’intronisation de Grégory Poirier sur son banc de touche, que ce soit en deuxième mi-temps à Guingamp ou par phases contre Nancy, la dernière prestation livrée face à Sochaux a douché les espoirs de montée en puissance des Canaris.

De là à y voir un lien de causalité entre la prestation collective indigente et les ajustements tactiques réalisés par le successeur de Michel Der Zakarian, il n’y a qu’un pas que beaucoup d’observateurs ont allègrement franchi, estimant que l’abandon du 4-1-4-1 et le passage en 3-5-2 était tout simplement trop précoce.

Un effectif taillé pour ce système

Sur le papier, l’orientation tactique prise par Grégory Poirier avait pourtant du sens. C’est avec ce système de jeu qu’il a propulsé le Red Star dans le top 5 de Ligue 2 la saison dernière. Surtout, pour en revenir au contexte nantais, cette adaptation avait pour objectif d’installer Amin Cherni et Fodé Doucouré, deux des dernières recrues estivales, dans les meilleures dispositions possibles dans un rôle de piston.

Le tout sans réellement faire perdre de cohérence au niveau de la colonne vertébrale. En misant sur un trio Sow–Perrin–Amian pour occuper les trois postes de la défense centrale, Grégory Poirier semblait même avoir trouvé le bon équilibre entre vitesse, anticipation et couverture.

Au milieu de terrain, le duo Hachem-Pierret a rapidement retrouvé les repères qui étaient les siens la saison dernière au Red Star. Seul Johann Lepenant, inconstant depuis le début de la saison, a semblé un peu perdu. Sur le papier, le tandem Cafaro-Robinet semblait également intéressant au regard de la connexion entrevue entre les deux hommes face à Nancy, sachant que Killian Corredor est toujours indisponible.

Une équipe qui n’est pas encore prête

« On a construit l’effectif avec un possible dispositif en 3-5-2. À un moment, il faut aussi que je lance l’équipe, confiait Grégory Poirier en conférence de presse après la défaite à Sochaux. Je l’ai lancée en 3-5-2 sur une dynamique positive, après la victoire contre Nancy. Après, il y a une configuration aussi en fonction des joueurs présents ou pas, et le fait d’amener du temps de jeu à certains. »

Lucide sur la prestation livrée par son équipe, l’entraîneur du FC Nantes reconnaît une première mi-temps difficile sur le plan tactique : « On n’a juste pas assez d’automatismes entre certains joueurs, ce qui explique l’existence de temps faibles. On a mal géré certaines situations. Avec le temps, on sera bien meilleurs. » Le problème est que le temps presse pour les Canaris, qui ne comptent que quatre petits points après six journées de championnat.

Face à Boulogne-sur-Mer, pour ce qui sera l’ultime match avant une trêve internationale longue de trois semaines, le FC Nantes ne devrait-il pas repasser à quatre derrière, misant ainsi sur le peu de repères existants à l’heure actuelle ? Il sera ensuite temps de travailler l’animation en 3-5-2 durant la coupure et de parfaire la condition physique de certains, avec l’espoir que Grégory Poirier puisse enfin donner le visage qu’il souhaite à son équipe. Ce qui est sûr, c’est qu’il a du pain sur la planche.

Romain PECHON

Dernières news

Prochain match

La rédaction vous conseille