C’est un sujet qui méritait un article. Recruté pour un peu plus d’un million d’euros lors de la dernière journée du mercato, Thomas Robinet était attendu au FCN. La preuve en est, il avait disputé toutes les minutes de jeu avant le match face à son ancienne équipe, samedi à la Beaujoire. 432 minutes jouées sur 450 possibles, après avoir été sorti face aux Nordistes à la 72e.
Précieux dans les efforts mais pas décisif ?
Généreux et pas avare d’efforts, Robinet a marqué un but sur penalty face à Boulogne, un autre finalement accordé à un contre son camp lors de son premier match face à Nancy. Arrivé comme étant le nouveau finisseur nantais, il se montre parfois imprécis dans sa finition. Face à Sochaux, il rate deux grosses occasions, les seules du match. Mais le constat reste qu’on se retrouve que trop peu en situation de marquer. Pourtant, le jeu nantais offensivement est assez stéréotypé, avec beaucoup de centres qui trouvent trop peu preneurs. Un profil comme Corredor, à l’image de son entrée face à Reims et lors du match face à Dunkerque, se retrouve plus en position de conclure, tout comme Ganago.
Un style de jeu qui le favorise pas ?
Robinet se contente principalement de faire les efforts, de décrocher, de conserver, de dévier. Alors, c’est un travail de l’ombre précieux, mais Nantes a plus que jamais besoin d’un finisseur. Face à Dunkerque, la solution est finalement venue des défenseurs (Amian et Hachem). Face à Boulogne, avant son but, on ne l’a pas vu se procurer une situation. Face à Reims, c’était trop timide et pas assez incisif.
Alors, son bilan est mitigé. La mentalité du garçon est très bonne et il peut trouver son rôle, mais d’un autre côté, par rapport aux attentes, sommes-nous en droit d’en attendre plus à la finition ?

