Des supporters du FC Nantes ont manifesté hier soir devant le commissariat de police

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Supporters du FC Nantes (Photo de Eddy Lemaistre/Icon Sport)

Hier soir aux alentours de 19h, une soixantaine de supporters se sont réunis devant le commissariat de police Waldeck-Rousseau. Les faits.

Certains se souviennent de la récente « grève des supporters » réalisée lors de la rencontre face à Strasbourg. Une des raisons était liée aux plaintes de certains policiers de la SIR contre des supporters nantais : interdiction de stade éventuelle à la clé.

Ainsi, ce jeudi soir, cinq supporters ont été placés en garde à vue au commissariat de police Waldeck-Rousseau. Ils ont du expliquer l’altercation survenue le 23 octobre avec les policiers de la SIR lors du match contre Clermont. En soutien mais également pour contester cette décision, un groupe d’une soixantaine de supporters se sont rendus devant l’établissement.

Un membre de Tribune Nantaise, sur place, raconte.

« Ça a duré environ 30 minutes (…) Un membre de la Brigade Loire a expliqué la situation et pourquoi les supporters étaient en garde à vue. Puis il y a eu un ‘liberté pour les ultras’ et un chant ‘brigade loire’ » – Membre de Tribune Nantaise.

Verdict ?

Selon Ouest France, un seul des cinq supporters sera finalement déféré (traduit devant un tribunal) dès vendredi 26 novembre au parquet de Nantes. Les faits : outrage et rébellion.

La version des supporters nantais.

La SIR est la Section d’Intervention Rapide. Le groupe de supporters explique que la Préfecture a fait le choix de mettre cette section juste à l’entrée de La Tribune Loire depuis plusieurs matches.

Ainsi, dès le match contre Troyes, des fouilles ont été mises en place. Malheureusement, le groupe de supporters déplore la manière de faire de la SIR.

« Attitude agressive voire menaçante lors des fouilles (…) Certains de nos membres ont été contraints de se mettre en caleçon à la fouille »

Choqués par ces attitudes, certains supporters ont eu le courage de dire « Non » lors de certaines fouilles. Le refus d’obtempérer a amené la SIR a parfois sortir des matraques et, selon la Brigade Loire, « parfois vouloir en découdre à mains nues ».

Morgan Lavergne.

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