
En interview pour l’Équipe, Nicolas Pallois s’est confié sur la période de la disparition de son ami Emiliano Sala.
Alors que vient de commencer aujourd’hui l’enquête finale sur la disparition d’Emiliano Sala, retour sur les mots de Nicolas Pallois, lui qui l’a emmené à l’aéroport ce soir là.
Trois ans après la disparition de son ami, le coeur du joueur reste lourd. Fort d’une personnalité de guerrier, Nicolas Pallois se montre solide dans la presse malgré sa grande tristesse.
« On ne le digère jamais complètement. Je me suis mis à fond dans le foot pendant un an pour ne pas trop y penser, même si on ne fait que ça. On vit avec, on n’a pas le choix. Mais je pense que la deuxième année a été, peut-être, un petit contrecoup. »
Un contrecoup qui s’est additionné à toutes les difficultés de l’année précédente dans la course au maintien.
« Je travaillais avec la même implication que les années précédentes. Après, j’ai peut-être un petit contrecoup de l’histoire d’il y a deux ans, je ne sais pas. En L1, c’était compliqué, c’est un tout… »
L’iconique défenseur du FC Nantes avoue alors ne s’être jamais confié sur ce drame. Jamais.
« Il y a un psychologue au club. Je n’éprouve pas le besoin, pas l’envie de parler. Je n’en ai jamais parlé à qui que ce soit. Aussi bien dans les interviews que dans ma famille C’est en moi, ça reste en moi. »
« C’est un Argentin, qui ne lâche rien » : le chant des supporters entendu à chaque match lors de la 9ème minute continue de toucher Nicolas Pallois.
« Comme tout le club, tout le stade, j’entends. J’ai toujours un petit rictus. C’est une bonne chose qu’ils fassent là. »
Retrouvez l’intégralité de l’interview de Nicolas Pallois sur le site de l’Équipe.
Morgan Lavergne.

