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FC Nantes – Toulouse FC. Vidéo : quand Aron Dønnum chambre Anthony Lopes après son penalty marqué

Retour sur la célébration cocasse d'Aron Dønnum après son face à face remporté face à Anthony Lopes lors de TFC - FCN.

Le FC Nantes se déplaçait au Stadium de Toulouse ce week-end afin d’y affronter le TéFéCé. Les deux équipes se sont quittées sur un match nul (2-2). Au cours de la rencontre, la tension est légèrement montée entre deux hommes : Aron Dønnum et Anthony Lopes. Mais alors que les Violets ont obtenu un penalty en deuxième période, un duel s’est donc interposé entre les deux hommes. Malheureusement pour les Canaris, Anthony Lopes n’a rien pu faire sur ce face à face remporté par le Norvégien.

Le numéro 15 du club d’Occitanie ne s’est pas gêné pour venir chambrer l’ancien portier lyonnais au moment de célébrer sa réalisation.

Le penalty devait-il être à retirer ?

Cette situation soulève une question. À quel moment une présence anticipée dans la surface doit-elle être sanctionnée ? Et que prévoit exactement la loi sur ce point ?

Que dit l’IFAB ?

L’IFAB (International Football Association Board), gardienne des lois du jeu, traite de cette question sous l’angle de l’empiètement dans la Loi 14 – Le coup de pied de réparation (et ses clarifications). Voici les points clés :

  • Un joueur (défenseur ou attaquant) ne doit pas entrer dans la surface de réparation ou dans l’arc du penalty avant que le ballon ne soit botté. 

  • Toutefois, l’IFAB précise désormais que l’empiètement ne doit pas automatiquement entraîner une sanction. Cela dépend de l’impact de cet empiètement sur le résultat du penalty.

  • Si ce joueur n’a « aucune influence », c’est-à-dire n’a pas modifié le comportement du gardien, ni gêné le tireur, ni entravé la trajectoire du ballon, aucune mesure n’est prise. On considère comme s’il n’y avait pas eu d’empiétement.

  • Si l’empiètement a un effet (même subtil), les sanctions varient selon que le penalty est transformé ou manqué. Et selon l’origine de l’empiètement (attaquant, défenseur ou les deux). 

  • En cas d’offense du défenseur et d’impact (par exemple le gardien est gêné), le penalty peut être retiré.

  • Si l’attaquant empiète et gêne, aussi le tir peut être à nouveau exécuté ou une sanction selon le cas. 

  • Si les deux camps empiètent, l’arbitre doit voir s’il y a un impact. Si oui, le penalty est à retirer. 

  • Enfin, l’IFAB mentionne qu’un joueur n’est sanctionné pour encroachment que si l’empiètement « clairement impacté » le gardien ou le résultat du tir

Au vu des images, il y a une présence d’un joueur mais sans aucune influence perceptible alors, selon les lois de l’IFAB, aucune sanction ne saurait être appliquée. Le penalty reste valable, et l’arbitre a suivi la bonne interprétation.

Le débat se situe davantage dans le domaine de la justice perçue. Les supporters peuvent contester la présence même passive. Mais juridiquement, on ne peut pas imposer une règle stricte sans impact.

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