Les tirages au sort ont parfois ce goût particulier qui réveille les souvenirs les plus douloureux ou les plus glorieux. En héritant de l’US Concarneau pour les 32es de finale de la Coupe de France, le FC Nantes replonge dans un passé qu’il aurait sans doute préféré laisser enfoui. Retour en arrière. 22 novembre 2009. Stade Guy-Piriou. Une soirée gravée au fer rouge dans l’histoire de la Coupe.
Le décor : un stade, une ferveur, un écart immense sur le papier
Ce soir-là, le stade Guy-Piriou est plein à craquer. La Bretagne sud retient son souffle. D’un côté, l’US Concarneau, modeste pensionnaire de VFA 2, la 5e division. De l’autre, le FC Nantes, ancien géant du football français, en perdition en Ligue 2 mais toujours porteur d’un nom, d’un statut, d’une histoire.
Sur le papier, l’affiche est déséquilibrée. Sur la pelouse, elle va devenir mythique.
« Et un… et deux… et trois zéro ! »
L’impensable se produit. Concarneau renverse Nantes. 3-0. Un score sec, sans discussion possible, scandé par des tribunes en fusion :
« Et un, et deux, et trois zéro ! »
Les héros de la soirée s’appellent Christophe Gourmelon, Christophe Nicolas et Marc Labat. Trois buts, trois noms désormais indissociables de l’histoire du club finistérien. Pour ces joueurs amateurs, cette rencontre restera le match d’une carrière, celui dont on parle encore des années plus tard, celui que personne n’oublie.

