Lors des matchs face à Rennes et Toulouse, deux penaltys adverses ont été accordés malgré la présence d’au moins un joueur dans la surface avant la frappe. Si ce joueur n’a « aucune influence » sur le jeu, que disent vraiment les lois de l’IFAB ? Décryptage, précédents et enjeux.
Lors des confrontations opposant Nantes à ses adversaires (Rennes et Toulouse), plusieurs penaltys ont été validés alors que, au moment du tir, un joueur adverse se trouvait déjà dans la surface de réparation. Or, selon les images disponibles, ces « intrus » ne semblent pas avoir perturbé le jeu. Ils n’ont pas fait obstacle ni influencé la trajectoire du ballon ou le choix du tireur.
Cette situation soulève une question. À quel moment une présence anticipée dans la surface doit-elle être sanctionnée ? Et que prévoit exactement la loi sur ce point ?
🔥CE MATCH EST FOU !
Toulouse revient à hauteur grâce à ce penalty de Donnum à la 68è minute (2-2).https://t.co/zQ66kS7vrH pic.twitter.com/AUVYCkmZZU— RMC Sport (@RMCsport) September 27, 2025
(Le pénalty n’a pas été retiré) pic.twitter.com/PitkWz254S
— Moud 🏴☠️ (@_BMuani) September 21, 2025
Que dit l’IFAB ?
L’IFAB (International Football Association Board), gardienne des lois du jeu, traite de cette question sous l’angle de l’empiètement dans la Loi 14 – Le coup de pied de réparation (et ses clarifications). Voici les points clés :
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Toutefois, l’IFAB précise désormais que l’empiètement ne doit pas automatiquement entraîner une sanction. Cela dépend de l’impact de cet empiètement sur le résultat du penalty.
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Si ce joueur n’a « aucune influence », c’est-à-dire n’a pas modifié le comportement du gardien, ni gêné le tireur, ni entravé la trajectoire du ballon, aucune mesure n’est prise. On considère comme s’il n’y avait pas eu d’empiétement.
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Si l’empiètement a un effet (même subtil), les sanctions varient selon que le penalty est transformé ou manqué. Et selon l’origine de l’empiètement (attaquant, défenseur ou les deux).
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En cas d’offense du défenseur et d’impact (par exemple le gardien est gêné), le penalty peut être retiré.
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Si l’attaquant empiète et gêne, aussi le tir peut être à nouveau exécuté ou une sanction selon le cas.
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Si les deux camps empiètent, l’arbitre doit voir s’il y a un impact. Si oui, le penalty est à retirer.
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Enfin, l’IFAB mentionne qu’un joueur n’est sanctionné pour encroachment que si l’empiètement « clairement impacté » le gardien ou le résultat du tir
Au vu des images, il y a une présence d’un joueur mais sans aucune influence perceptible alors, selon les lois de l’IFAB, aucune sanction ne saurait être appliquée. Le penalty reste valable, et l’arbitre a suivi la bonne interprétation.
Le débat se situe davantage dans le domaine de la justice perçue. Les supporters peuvent contester la présence même passive. Mais juridiquement, on ne peut pas imposer une règle stricte sans impact.

