Officiel : plus aucun match professionnel ne sera joué les 5 mai en France

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30 ans plus tard, le football français réagit face au terrible accident de Furiani (LCI)

Après la catastrophe de 1992, le football français a pris une sage décision pour rendre hommage aux victimes.

Le 5 mai 1992, à Furiani (Corse), le SC Bastia accueillait l’Olympique de Marseille dans un contexte de Coupe de France. Lors de cette rencontre de sudistes, le drame arriva. Une tribune tout entière s’est écroulée et causa la mort de 19 personnes, dont 2357 blessés. Un accident hors-norme qui aurait pu ne jamais avoir lieu.

Effectivement, alors que les locaux venaient tout juste d’assomer Nancy au tour précédent de la Coupe de France, les dirigeants du club ont pris la sérieuse décision d’enlever complètement la tribune Claude-Papi, ayant une capacité de 750 places. Une décision longuement réfléchie mais mise en place quelques jours avant l’accueil des phocéens.

Sans permis de destruction, les dirigeants corses ont tout de même continué leur projet, pour la demi-finale le 5 mai (la destruction a eu lieu dans la nuit du 24-25 avril). Le 29 avril, soit une semaine avant la rencontre, la commission de sécurité est venue faire une visite des lieux et au plus grand des hasard, le verdict semblait plutôt positif, malgré les réticences de la police.

Le 5 mai, arriva ce qui devait arriver. Un des plus grands accidents du football français.

Pour rendre hommage à toutes les victimes, blessés et handicapés, 30 ans après, le football a décidé de ne plus jouer les 5 mai prochains.

(Dégats collosaux à Furiani – France Inter)

Donatien G. 

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