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Polémiques arbitrales en Ligue 1 : vers une autre utilisation de la VAR en France ?

En proie à de nombreuses critiques depuis plusieurs semaines, l’arbitrage français réfléchirait à élargir le champ d’action de la VAR, selon RMC Sport. Point rapide.

Il y a quelques semaines désormais, le FC Nantes avait publiquement dénoncé un manque d’uniformité et de cohérence dans les décisions arbitrales en Ligue 1. Le club Jaune-et-Vert avait notamment exprimé le souhait d’être « arbitré normalement », en affirmant avoir le sentiment d’être souvent lésé par l’arbitrage vidéo cette saison, à l’image du carton rouge distribué à Bénie Traoré… juste avant l’absence totale de sanction pour Mohamed Daramy (Reims), sur la grosse semelle qui avait blessé Eray Cömert.

« À quoi sert la VAR ? » (Jean-Pierre Rivière, président de l’OGC Nice, après OL – Nice)

L’utilisation de la VAR vivement remise en question.

Le FC Nantes s’était ensuite vu refuser un but pour un hors-jeu très limite face au RC Lens, avant d’être curieusement avantagé par la VAR en deuxième période. Stéphanie Frappart n’avait alors pas jugé nécessaire d’appeler Florent Batta à consulter les images du violent tacle de Nathan Zézé sur David Pereira Da Costa, qui aurait pourtant mérité un carton rouge.

À ce propos, le coach du RC Lens a une nouvelle fois évoqué ce dangereux fait de jeu, suite à la victoire des Lensois à Reims ce week-end. « Il faut attendre une jambe cassée ? Qu’est-ce qu’il faut attendre en fait ? Qu’est-ce qu’il faut de plus ? Il est appelé par la VAR, alors qu’à Nantes, les deux pieds sur le genou de notre joueur, il n’y a pas faute, et pas de VAR. Et là, il peut lui casser la jambe. », a pesté Franck Haise en faisant référence à la grosse semelle d’Okumu sur la cheville de Frankowski à la 52e minute de ce Reims-Lens.

Pour pallier aux injustices ressenties par de nombreux clubs chaque semaine, le technicien lensois remet sur la table le sujet de la sonorisation des arbitres : « Vivement la sonorisation. Elle n’arrivera peut-être jamais, mais j’ai vraiment du mal à comprendre. Ça arrive tous les week-end, et pas que pour nous. (…) Je veux que l’arbitre puisse expliquer. C’est possible de faire des erreurs, d’accord en direct avec la vitesse c’est compliqué à juger, mais quand la VAR vous appelle, et que l’image est nette, je ne sais pas quoi dire ».

Pouvoir justifier et « prouver » chaque décision.

Selon les informations de RMC Sport, les responsables de l’arbitrage français étudieraient actuellement plusieurs possibilités pour faire retomber les tensions entre les clubs de Ligue 1 et les hommes en noir.

Le média précise que l’objectif n’est pas d’augmenter le nombre de situations sur lesquelles la VAR peut intervenir (ce protocole est réglementé et imposé par l’IFAB), mais plutôt de permettre aux arbitres de pouvoir aller visionner les ralentis dès qu’ils le souhaiteraient. Cela s’appliquerait évidemment aux quatre situations litigieuses entrant dans le champ d’action de la VAR : carton rouge, identité d’un joueur, penalty et validation d’un but (hors-jeu, faute, ballon sorti…).

Une telle révolution permettrait aux arbitres de confirmer leurs décisions même sans avoir été appelés par la VAR, mais également et surtout de dialoguer de manière moins frontale avec l’équipe pénalisée, afin de pouvoir leur prouver et leur expliquer les raisons derrière une décision.

Le principal problème que soulèverait ce protocole concernerait l’augmentation significative du temps de jeu. Les arrêts de jeu seraient évidemment encore rallongés, en raison des pauses provoquées par les situations examinées par l’arbitre à l’aide de la vidéo. Toutefois, RMC Sport explique que bon nombre d’arbitres sont en faveur d’une telle mesure, tout comme Stéphane Lannoy (responsable de l’arbitrage pro) et Eric Borghini (président du Comité français de l’arbitrage).

Lire aussi : La guerre interne et les tensions dans l’arbitrage français (RMC Sport)

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