Dans un entretien accordé à L’Equipe, l’ancien Canari Valentin Rongier se livre sur son « après carrière », en tout cas, lors qu’il aura raccroché les crampons en tant que joueur. Il revient sur sa vision du rôle d’être sur le banc, mais aussi de ceux qui lui ont donné une nouvelle vision du football. Lors que l’on évoque son future, il a déjà un plan en tête.
J’espère qu’il me reste encore de belles années, mais j’y pense de plus en plus. J’ai d’ailleurs commencé une formation en début d’année, avec l’UEFA, le Certificate Football Management, en anglais, elle dure neuf mois. C’est pour apprendre vraiment les bases de tous les métiers dans l’industrie foot. De la stratégie, du management, comment protéger les joueurs, l’aspect financier, etc.
Il repense également à ses débuts en tant que joueur et à la relation que l’on a habituellement au début avec son coach qui n’est pas forcément évidente.
Les entraîneurs que j’ai connus étaient ouverts. Après, quand tu es jeune, tu n’as peut-être pas le courage pour te dire : « OK, je vais aller voir le coach, j’aime bien quand on fait ça. » Essayer de mettre en difficulté l’adversaire, c’est là que ça devient intéressant parce que c’est un jeu d’échecs. Une équation, quoi. Et c’est tout ça que j’aime.
L’ancien Canari nous livre également sa vision parfaite du football avec les exercices qui lui plaisent le plus.
Quand vous regardez le FC Barcelone de l’époque, avec Xavi, Iniesta et Sergio Busquets, ils avaient tellement d’automatismes. C’est plus plaisant de jouer ce football-là. Un exercice que j’aime bien, mais les autres pas trop, c’est un circuit de passes avec un timing à respecter. Si tu veux que la circulation soit fluide, il faut répéter, répéter.
Pour finir, Valentin Rongier revient sur les coachs qui l’on marqués, mais également les instabilités qu’un coach peut avoir lorsque les résultats ne suivent pas.
J’ai beaucoup aimé l’approche d’Igor Tudor à Marseille. Au même titre que Sergio Conceiçao à Nantes. Le discours qu’ils ont tenu, c’est : « Il n’y a plus aucun statut dans l’équipe, celui qui me donnera satisfaction jouera.<Après, le plus dur dans le foot pour moi, c’est de s’adapter au mec en face de toi. Untel va être tétanisé si on lui rentre dedans parce qu’il a raté une passe, pas l’autre. C’est vraiment difficile.
Ce n’est pas très positif, parce que, pour avoir de la performance, il faut une stabilité. Si jamais je devenais entraîneur, j’aimerais qu’on me laisse du temps. Ça m’effraie un petit peu, parce que j’aime bien avoir mes repères.

