Dimanche, à la Stade de la Beaujoire, la défaite du FC Nantes face au RC Strasbourg Alsace (2-3) a laissé des traces bien au-delà du terrain. Dans les tribunes, c’est une fracture de plus en plus visible entre supporters qui s’est exprimée.
Une grève des encouragements qui ne fait pas l’unanimité
Depuis maintenant presque deux mois, le fervent groupe de supporters nantais, la Brigade Loire, a mis en place une grève des encouragements pour manifester sa colère. Au-delà des résultats sportifs décevants, c’est plus particulièrement à l’égard de la direction que les ultras du club des bords de l’Erdre sont remontés. Depuis cette décision, les chants de soutien envers l’équipe jaune et verte se sont donc arrêtés. Désormais, seuls quelques chants visant la présidence et son environnement demeurent dans les travées de la Beaujoire.
Mais ce dimanche, cette initiative n’a pas été suivie par tout le stade. Au contraire, une autre partie du public a tenté de maintenir une ambiance plus classique, encourageant les joueurs malgré le contexte difficile. Résultat : une atmosphère étrange, oscillant entre silences pesants et encouragements sporadiques.
J’ai quand même vu des personnes faire des doigts parce que la tribune Loire ne chantait pas.
Mais qu’est-ce qui vous empêche de chanter vous-mêmes ? #FCNRCSA https://t.co/i9LIBh6yjJ
— Jules (@Jules_LeNantais) March 22, 2026
Des tensions visibles autour des chants anti-Kita
Autre signe marquant de cette fracture : les réactions face aux chants visant la direction, et notamment le président Waldemar Kita.
Si des chants anti-Kita sont partis de la Tribune Loire — fief des ultras de la Brigade Loire — ils n’ont pas été unanimement soutenus. Pire, certains supporters situés dans d’autres tribunes ont sifflé ces chants, montrant clairement leur désaccord.
Vous vous rappelez du jour où tout le stade chantait contre les Kita ? C’était un 26 janvier 2026 contre Nice.
Hier, le 22 mars donc, une partie du stade sifflait ce même chant. pic.twitter.com/UhXQ0NmoFc
— Moud 🏴☠️ (@_BMuani) March 23, 2026
Cette division illustre un malaise profond. Historiquement, le public nantais est connu pour être exigeant, capable d’alterner ferveur et critiques envers son équipe ou ses dirigeants, mais toujours dans une forme d’union collective.

