Il y a des traditions qui semblent avoir toujours existé. Et puis il y a celles dont on peut dater précisément la naissance. À Lens, le chant Les Corons, entonné à chaque mi-temps au stade Bollaert, a vu le jour le 19 février 2005, lors de la réception du FC Nantes.
Un hommage devenu rituel
Quatre jours plus tôt, le 15 février 2005, disparaissait Pierre Bachelet. Profondément attaché au Nord, l’artiste avait marqué toute une région avec Les Corons, chanson sortie en 1982 et devenue au fil du temps un véritable hymne populaire.
Ce soir-là, face aux Canaris, le stade Bollaert décide de rendre hommage au chanteur. À la mi-temps, les tribunes reprennent en chœur les paroles écrites par Jean-Pierre Lang et mises en musique par Bachelet. L’émotion est palpable. Personne ne le sait encore, mais ce moment deviendra une tradition immuable.
𝟏𝟗 𝐟𝐞́𝐯𝐫𝐢𝐞𝐫 𝟐𝟎𝟎𝟓. 🔙
Quatre jours après la disparition de Pierre Bachelet, Bollaert rend hommage à l’artiste lors de la réception du FC Nantes en reprenant 𝐿𝑒𝑠 𝐶𝑜𝑟𝑜𝑛𝑠. Un temps fort devenu depuis une tradition. ❤️💛#120Ans #𝙍𝙚́𝙩𝙧𝙤ClubDeLens 🎞 pic.twitter.com/crJck7rTUV
— Racing Club de Lens (@RCLens) February 19, 2026
Une chanson ancrée dans l’histoire du Nord
Sortie en juin 1982, Les Corons raconte l’enfance du narrateur dans les cités minières du bassin du Nord-Pas-de-Calais, au milieu des mineurs de charbon. Si Pierre Bachelet a grandi dans le Pas-de-Calais, il n’était pas issu d’une famille de mineurs. Pourtant, sa chanson a su capter l’âme d’un territoire marqué par l’histoire industrielle et ouvrière.
Avec le temps, le morceau s’est imposé comme un symbole régional fort, bien au-delà du simple cadre musical. À Bollaert, il est devenu un temps suspendu, un instant d’unité entre le public et son identité.

