Le soleil frappe encore fort au-dessus de la Cité des Ducs en ce début de mois d’octobre. Après les canicules qui ont rythmé l’été 2026 – le plus chaud jamais enregistré en Europe occidentale, selon Copernicus – les températures devraient enfin retomber dans les prochains jours. Les nuits, elles, se sont déjà rafraîchies, au terme d’une saison marquée par une multiplication des nuits tropicales, à Nantes comme partout dans l’Hexagone.
Selon l’usage, une nuit est qualifiée de tropicale lorsque la température ne redescend pas sous les 20 degrés Celsius entre le coucher et le lever du soleil. Bien rare au XXe siècle et même inexistant durant plusieurs années consécutives au début du millénaire, ce phénomène météorologique a été observé à vingt reprises par la station nantaise de Météo Bretagne en 2026 et pourrait devenir de plus en plus fréquent en raison du dérèglement climatique.
Le précédent record datait de l’été 2003
Si ce phénomène ne s’était pas produit une seule fois entre 2007 et 2011, la dernière année sans la moindre nuit tropicale dans le ciel nantais remonte à 2014. Avant d’être pulvérisé au cours de l’été 2026, le record de nuits tropicales enregistrées sur une même année par la station Nantes-Bouguenais était auparavant de 8 en 2023, une année déjà marquée par d’intenses épisodes caniculaires.
Comme relayé par Actu Nantes, la moyenne de nuits tropicales à Nantes s’élevait à 1,5 par an sur la période 1991-2020. Sur les 10 dernières années, cette donnée s’envole toutefois à 4,8 nuits tropicales par an, avec de premiers pics en 2022 (6) et 2025 (7).

