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Handball. « Pas un match couperet, mais il faut que l’on prenne les deux points », prévient Grégory Cojean (entraîneur du HBC Nantes) avant la réception de Melsungen en Ligue des champions

À la veille de la réception du MT Melsungen, mercredi soir (20 h 45) pour le compte de la 4e journée de Ligue des champions, l'entraîneur du HBC Nantes Grégory Cojean a fait preuve de prudence en conférence de presse.

Requinqués par leur victoire à domicile contre les Vikings de Caen (38-31), dimanche soir en championnat, les Violets s’apprêtent à retrouver leurs bourreaux du MT Melsungen, face auxquels ils avaient sombré en Allemagne la semaine dernière (28-23). Avant cette 4e journée de Ligue des champions, qui débutera à 20 h 45 mercredi soir à la H Arena, l’entraîneur du club nantais Grégory Cojean s’est présenté devant les médias, ce mardi midi, dans le cadre de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match.

L’occasion, notamment, de refermer la douloureuse page de la première rencontre de la saison entre les deux équipes : « On a mal géré les six dernières minutes : deux pertes de balles, deux tirs ratés à six mètres… Je pense qu’on s’est vraiment déconcentrés sur cette importante faute de table. C’est dommage d’avoir fini le match comme ça, regrette le coach nantais. Le match aller n’est pas oublié totalement, mais on doit basculer sur le match de demain, qui va être un gros gros match de Ligue des Champions. On doit prendre les points en priorité, et puis après on verra en termes de goal-average, mais la priorité est de prendre deux points et de gagner à domicile », encourage-t-il.

Un nouveau format piégeux

« On est dans une poule, ce n’est pas vraiment un match aller-retour. Ce n’est pas un match couperet, c’est pas un 8e de finale ou un quart de finale… mais il faut que l’on prenne les deux points, c’est très très important, insiste Grégory Cojean. Il peut se passer plein de choses dans la poule… Donc il faut qu’on reprenne des points d’avance, déjà, qu’on prenne les deux points du match, mais aussi quelques buts d’avance, si possible, sur nos adversaires directs », espère l’entraîneur du HBC Nantes, prudent au regard du nouveau format de la C1.

Vainqueurs au bout du suspense contre les Polonais du Wisla Plock (26-25), les Violets avaient parfaitement lancé leur parcours européen à la H Arena, début septembre. Une solidité à domicile que l’équipe ligérienne espère confirmer ce mercredi soir : « On vient de perdre à l’extérieur et c’est un match à domicile qu’on ne peut pas perdre deux fois. On le sait, même si on ne connaît pas le résultat des autres matchs, ça compliquerait réellement la tâche de perdre deux fois contre les Allemands. (…) Tous les matchs sont à enjeu dans cette nouvelle formule de Ligue des Champions. On est tous sous pression, mais toutes les équipes sont sous pression ».

« On aime ou on aime pas, en tout cas c’est particulièrement efficace » – Grégory Cojean sur les spécificités tactiques du jeu à 7 de Melsungen

Sacré en Ligue européenne en fin de saison dernière, le MT Melsungen se structure depuis de longues années dans l’ombre des ogres de la Bundesliga. « Ce n’est pas le top du top du championnat allemand, puisqu’ils sont plutôt classés 4, 5, 6 depuis des années… Mais ça reste un gros effectif, un club qui a un gros budget, un club qui a été champion d’Europe l’année dernière. Donc ça veut dire quelque chose », avertit Grégory Cojean.

Un adversaire atypique

Une réussite relativement récente caractérisée par un projet de jeu aussi rare que maîtrisé : « On n’en parle pas beaucoup, mais ils ont un jeu à sept qu’ils utilisent énormément, plus de la moitié du temps, ce qui fait que ça met un rythme très particulier dans le match et ils le maîtrisent très très bien. C’est la base de leur jeu, le jeu à sept : ils jouent plus de temps à sept qu’à six contre six. Donc forcément, en termes de rapport de force, c’est aussi quelque chose de différent quand on affronte une équipe qui joue 35 à 40 minutes à un de plus sur le terrain avec beaucoup de combinaisons différentes. (…) C’est compliqué de défendre 40 minutes à un de moins sur le terrain au handball, précise l’entraîneur du HBC Nantes. Bon, on aime ou on n’aime pas, en tout cas c’est particulièrement efficace », reconnaît-il.

« au foot, ça peut être la même chose : Si on obtient cinq situations nettes et que le gardien fait cinq arrêts extraordinaires… à la fin c’est plus 5-0, mais ça peut être 0-1″ – Grégory Cojean sur le manque de réussite du HBC Nantes au match aller

À Kassel, la semaine passée, les Nantais s’étaient heurtés à la muraille monténégrine Nebojša Simić, qui avait réalisé 17 arrêts sur 39 tirs subis. « Il y a beaucoup de situations où l’avantage est gagné mais on l’exploite mal, donc c’est pas forcément un problème de projet, estime Grégory Cojean. Et puis, c’est le handball : malheureusement, il y a toujours un gardien d’un côté ou de l’autre. On peut très bien jouer et un gardien peut inverser la tendance et le rapport de force. C’est le principe de ce sport qui est particulier », prolonge-t-il.

« C’est vrai qu’au foot, ça peut être la même chose : si on obtient cinq situations nettes et que le gardien fait cinq arrêts extraordinaires… à la fin c’est plus 5-0, mais ça peut être 0-1, illustre le technicien de 49 ans. Donc voilà, c’est le principe du sport. Nous, on a ce dernier rempart à franchir et on sait que Simić fait partie des tops gardiens internationaux des dernières années. »

Une « Tournat dépendance » ?

En face, les hommes de Grégory Cojean se reposent énormément sur leur capitaine Nicolas Tournat. Parfois à outrance… « Je ne sais pas si c’est rapide ou systématique. Mais forcément, Nicolas attire les ballons, ça c’est sûr et certain, et puis il les réclame ! Je pense qu’on a surtout des moments où on les lâche très très mal. On ne lui donne pas les ballons au bon endroit, et avant de donner le ballon à Nicolas, il faut faire un certain travail, et parfois ce travail préparatoire n’est pas bon », déplore-t-il.

« Ce qui est sûr, c’est qu’on sait la qualité de Nicolas, et que quand un joueur a un petit doute entre assumer un shoot ou donner à Nicolas, bien souvent il donne à Nicolas », concède l’entraîneur du « H », à qui il incombe désormais d’inciter chacun à « assumer »… Et ce, dès mercredi soir.

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