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Handball. « Pas de place pour l’erreur », prévient Luka Perić (HBC Nantes) avant de recevoir Melsungen en Ligue des champions

En conférence de presse à la veille de la réception des Allemands du MT Melsungen, ce mercredi soir (20 h 45), l'ailier bosnien du HBC Nantes Luka Dodić a livré les clés de cette 4e journée de Ligue des champions.

Rassurés depuis leur victoire à domicile contre les Vikings de Caen (38-31), dimanche soir en championnat, les Violets s’apprêtent à défier à nouveau leurs bourreaux du MT Melsungen, face auxquels ils avaient sombré en Allemagne la semaine dernière (28-23). Avant cette périlleuse 4e journée de Ligue des champions, qui débutera à 20 h 45 ce mercredi soir à la H Arena, le jeune ailier bosnien Luka Perić (23 ans), s’est présenté devant les médias, mardi midi, dans le cadre de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match.

« Vous avez l’air vraiment heureux…
Je suis heureux, parce que je voulais clairement être ici. Je me sens très bien dans le vestiaire avec les gars, le staff, les membres du club, les entraîneurs, les supporters et la ville. J’aime vraiment être ici, je passe de très bons moments. Je suis ravi de venir m’entraîner chaque jour, de jouer des matchs très importants tous les trois jours, d’essayer d’être le meilleur et d’évoluer au plus haut niveau possible. Je ne peux dire que « merci beaucoup à tous » car tout le monde fait de son mieux pour faciliter mon intégration et me faire sentir bien, en tant que personne et en tant que joueur de handball.

Malgré votre bonheur, il y a cette menace de l’élimination en Ligue des champions. Vous êtes en danger ?
Oui, nous sommes conscients de ce danger. Nous n’avons pas joué un très bon match en Allemagne. Nous avons eu du temps pour préparer le match de ce mercredi, qui est très important pour nous afin de gagner, bien jouer, et nous remettre sur les rails en prenant des points. Il nous reste trois matchs avant la fin de la phase de groupes et nous voulons faire un trois sur trois pour nous qualifier pour le tour principal, ce qui est évidemment notre objectif. On sait que ce mercredi peut être dangereux si nous ne gagnons pas. Les gars sont prêts à donner le meilleur d’eux-mêmes et à faire mieux qu’en Allemagne il y a sept jours. Ça va être très intéressant, j’espère que nous gagnerons. Puis nous préparerons le match contre le Vardar, où l’objectif sera aussi de gagner, avant d’aller en Pologne avec la même ambition. Nous voulons finir premiers du groupe car l’équipe a la qualité et le talent. Il y a des hauts et des bas, mais c’est normal car nous sommes une nouvelle équipe avec beaucoup de nouveaux joueurs… Mais ce n’est pas le moment d’être tristes ou ressasser les erreurs : seul compte le match de mercredi soir, on sera là pour le gagner.

Faites-vous des cauchemars de Nebojša Simić, le gardien de Melsungen, depuis la semaine dernière ?
Bien sûr… Il a réalisé un très bon match et c’était une excellente soirée pour lui en Allemagne, c’est un très bon gardien. Mais notre gardien aussi a été très bon, je crois que Christoffer (Bonde) a réalisé 14 arrêts, donc ils en ont peut-être fait des cauchemars, eux aussi. Nous allons encore mieux nous préparer pour lui et pour cette équipe de Melsungen. Nous ne le laisserons pas faire son show ce mercredi ni enchaîner les arrêts. Le plus important est d’inscrire le maximum de buts et de ne pas le laisser entrer dans sa « zone ».

Avec la blessure de Kauldi Odriozola, vous vous retrouvez au front. Que ressentez-vous face à ces nouvelles responsabilités ?
Tout d’abord, je suis très triste de ce qui est arrivé à Kauldi, car c’est une très bonne personne qui m’a énormément aidé pour m’adapter, comprendre les systèmes de jeu et les tactiques. Je suis triste que sa saison soit terminée à cause de cette blessure. Mais la responsabilité est désormais plus grande sur mes épaules. C’est à moi de prouver aux entraîneurs et à mes coéquipiers que je suis prêt à prendre le relais et à être aussi performant qu’il l’était. Je me sens prêt et je dois le montrer sur le terrain en saisissant chaque opportunité.

« À la fin de la saison, ce qui compte, c’est le nombre de victoires et les titres remportés » – Luka Perić

Vous ressentez davantage de pression ?
La pression fait partie de notre quotidien dans le sport. Si vous gagnez un match, vous êtes sur un nuage, tandis que si vous perdez, vous êtes tristes et vous essayez d’améliorer certains aspects du jeu. Tout est question de régularité au quotidien, d’amélioration sur chaque détail et d’être prêt à jouer deux matchs par semaine avec de nombreux déplacements. À la fin de la saison, ce qui compte, c’est le nombre de victoires et les titres remportés. Je suis là pour l’équipe et pour faire ma part du travail autant que je le peux. Je ne pense pas trop à la pression car je fais ce que j’aime, et je cherche à profiter de cette chance d’être dans un bon club comme le HBC Nantes pour donner le meilleur de moi-même.

Sur l’aile droite, vous jouez désormais avec Mateja Dodić. Que pensez-vous de lui ?
Comme je l’ai dit, il y a beaucoup de talent dans notre équipe et sur l’aile droite. Je n’aime pas trop parler de moi, mais concernant Mateja, nous nous connaissons depuis très longtemps. C’est une très belle personne, un gars très souriant. Il possède d’immenses qualités.

Vous partagez la même chambre lors des déplacements ?
Oui. Habituellement, je suis avec Ivan Pešić, mais comme il est blessé en ce moment et que Matea est arrivé, nous avons convenu qu’il soit avec moi. Cela facilite son adaptation aux tactiques, car nous jouons au même poste et pouvons en discuter. Nous formons un bon duo sur l’aile, nous nous soutenons mutuellement et nous sommes toujours prêts à donner notre maximum, peu importe qui est sur le terrain. Je l’encouragerai toujours comme si c’était moi sur le terrain, c’est tout ce qui compte.

Pourquoi le jeu s’est-il moins développé sur les ailes lors des derniers matchs ?
J’ai revu le match aller contre Melsungen, et leur entraîneur incitait clairement nos arrières à aller vers l’extérieur, là où Simić a fait de bons arrêts. Il voyait aussi du danger sur les ailes, car nous avons des joueurs capables de marquer dans des angles très fermés. C’était un choix tactique de leur part de fermer les ailes et d’écarter nos arrières. Cela nous arrivera d’autres fois, mais le plus important est que nous, les ailiers, participions aussi en défense. Nous ne devons pas simplement attaquer et marquer beaucoup de buts, il faut aussi que nous défendions bien. Je ne sais pas ce qui se passera ce mercredi, comment ils vont aborder le match… mais nous serons prêts à affronter ce qu’ils nous proposent, à exploiter tout ce qu’ils nous donneront. Parfois les ailiers marquent dix ou vingt buts, parfois ce sont les arrières, mais au final l’essentiel est que l’équipe gagne. C’est un sport collectif, il faut parfois savoir se sacrifier pour la réussite de l’équipe.

« Les supporters sont vraiment notre huitième joueur sur le terrain. Je suis le genre de joueur qui puise son énergie dans les tribunes et qui aime être connecté avec le public tout au long du match » – Luka Perić

Dimanche dernier, contre Caen, vous avez eu quinze bonnes premières minutes, puis un passage à vide en fin de première période. Quelles leçons en tirez-vous pour la suite de la saison ?
Cela ne peut plus se reproduire. Nous avons eu quinze ou vingt très bonnes minutes contre Caen, puis nous avons rencontré des difficultés. Peut-être que c’était un problème mental ou de la fatigue liée au voyage et au manque de temps de préparation, avec un seul entraînement avant le match. Nous devons apprendre de nos erreurs pour devenir meilleurs. Heureusement, nous avons réalisé une très bonne seconde période et nous avons gagné. Ce mercredi, il n’y aura pas de place pour l’erreur. L’important est de progresser chaque jour, chaque entraînement, chaque match, individuellement et en tant qu’équipe. On surmonte chaque problème en équipe et cela fonctionne pour l’instant, je trouve. On se relève vite après les défaites.

Au-delà de son gardien, Melsungen est une équipe complète. Quelle sera la clé du match ?
Simić n’est pas le seul à être très bon à Melsungen. C’est une équipe pleine de talent et de joueurs stars. Ils jouent à sept contre six en attaque et ont aussi une très bonne défense. La clé sera de réduire nos pertes de balles et nos erreurs techniques par rapport au match aller, et de concrétiser au maximum nos occasions pour ne pas mettre leur gardien en confiance. Nous devons faire preuve de régularité, respecter le plan de jeu que nous avons préparé, et croire en nous. C’est un match très important pour nous, comme pour eux. Nous voulons gagner tous les matchs restants, c’est l’objectif. Pour l’instant, nous avons toutes les cartes en main dans ce groupe très serré, avec trois équipes à égalité de points, pour viser la victoire, match après match.

Lors de votre première conférence de presse, en début de saison, vous évoquiez votre rêve de jouer à la H Arena. Qu’avez-vous pensé de l’ambiance et des supporters après ces premiers matchs ?
Ils sont vraiment notre huitième joueur sur le terrain. Je suis le genre de joueur qui puise son énergie dans les tribunes et qui aime être connecté avec le public tout au long du match. C’est incroyable de voir la salle aussi pleine à chaque rencontre, au point qu’on ne s’entend parfois même pas parler de tactique sur le terrain. C’est magnifique, les gens sont tellement agréables avec nous. Même après la défaite contre Toulouse, les supporters nous ont soutenus, cela montre aussi à quel point ils aiment le handball, le club et les joueurs. Cela donne une motivation supplémentaire. J’attends une salle pleine ce mercredi, comme d’habitude, pour que l’on se sente en supériorité numérique. J’ai hâte d’entrer sur le terrain pour tout donner pour eux et pour le club. »

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