L’exercice XXL qui devait faire participer près de 800 intervenants cette nuit à Atlantis, dans le cadre d’une fausse tuerie de masse, n’aura pas lieu. Malgré l’importante organisation en amont que représente un exercice de sécurité civile de cette ampleur, la préfecture de Loire-Atlantique a officiellement pris la décision de l’annuler, au vu du contexte social particulièrement tendu et des manifestations qui mobilisent déjà massivement les forces de l’ordre depuis le début de la semaine.
« En raison de contraintes opérationnelles qui pèsent sur les services, l’exercice ne pourra pas se tenir à la date prévue, car il nécessite une importante mobilisation d’effectifs déjà particulièrement sollicités », a précisé la préfecture, dont « l’objectif est d’étudier un report de l’exercice à une date plus favorable », comme relayé par le quotidien Ouest-France.
Un scénario qui se voulait réaliste
Pour rappel, il était prévu que le centre commercial de Saint-Herblain abrite une simulation de tuerie de masse, entre 23 heures et 6 heures dans la nuit de ce jeudi 1er au vendredi 2 octobre, afin de mettre à l’épreuve et parfaire la coordination entre les différents services des forces de l’ordre et de secours. Dans ce cadre, le scénario de l’exercice prévoyait « des coups de feu dans le centre commercial Atlantis alors que de nombreuses personnes y font leurs achats » et devait mobiliser environ 800 intervenants (police locale, BRI, GIGN, pompiers, Samu, sécurité civile…).
Un poste médical et un centre d’accueil des victimes devaient également être installés au sein du complexe sportif Vigneau, à proximité du centre commercial. La mairie de Saint-Herblain avait de son côté averti les riverains que des « nuisances sonores inhabituelles », des « déplacements de véhicules et de personnels » ainsi que d’éventuelles perturbations de circulation et de stationnement étaient à prévoir.
Un lycée s’embrase à Nantes
Alors que près de 5 000 personnes se sont mobilisées mardi 29 septembre dans la Cité des Ducs, en réponse à l’appel à la grève national lancé par une large intersyndicale, le mouvement de protestation des lycéens se poursuit en cette fin de semaine. Ce jeudi matin, le lycée Nelson Mandela a notamment pris feu sur l’île de Nantes, en marge de ces manifestations qui accaparent l’attention des forces de l’ordre dans l’agglomération.

