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Clémence, supportrice du FC Nantes, a vécu sa première à la Beaujoire en tant que photographe face à Monaco

« Photographier à la Beaujoire était une première. C’était un peu mon « goal ultime » étant fan de Nantes et passionnée de photos. C’est une concrétisation »

C’est sur les réseaux sociaux que nous avons découvert le travail de Clémence. Devant la qualité de ses photos, nous avons été surpris d’apprendre qu’il ne s’agissait pas de son métier à temps plein. Et pourtant. Auxiliaire de vie la semaine et correspondante local pour la page des sport pour un journal le week end, Clémence jongle entre ses deux vies.

« Je couvre tout les clubs de mon département mais plus le nord des Deux-Sèvres en particulier le FC BRESSUIRE ET LE THOUARS FOOT 79. Je collabore également avec le FC Bressuire sur des projets internes comme les photos d’équipes ou individuelles. Je fais en particulier de la R3 à la R1 pour le journal. »

Autodidacte, elle nous raconte comment son amour pour le foot l’a guidé vers la photographie.

« Je suis archi fan de foot en général depuis toute petite. J’étais abonnée au FC Nantes en Oceane haut à partir de 2002 et j’ai même vécu la finale face à Sochaux en Coupe de France. Ce dimanche, photographier le FC Nantes ? C’était une première. C’était un peu mon « goal ultime » étant fan des Canaris et passionnée de photos. C’est un peu une concrétisation. »

Même si elle ne sait pas encore si elle pourra y retourner, Clémence s’estime chanceuse d’avoir eu l’honneur de réaliser un de ses rêves. « J’ai eu l’expérience une fois c’est déjà énorme et c’est une expérience de dingue de photographier un tel événement. »

La photographie, un vrai métier.

Tout le monde ne peut pas s’improviser photographe et venir à la Beaujoire quand ça le chante. Clémence nous explique qu’elle possédait une accréditation grâce à une carte de presse de correspondante local. Elle est arrivée à la Beaujoire les bras chargés de matériel professionnel très couteux.

« En général j’ai deux boîtiers avec deux objectifs différents : un 150-600 mm pour arriver à suivre sur tout le terrain et un 70-200 pour tout ce qui est dans la surface de réparation ou action plus proche. Niveau prix ? J’emmène avec moi à peu près pour 3-4000 euros de matériel entre les boîtiers et les objectifs. C’est un investissement mais si on a envie d’en faire plus qu’une passion, il faut investir. »

Techniquement, même avec le bon matériel, ce n’est pas simple.

« Cela peut paraître évident mais pour prendre les photos au bon moment, l’idéal est de connaître le sport que l’on shoot. On arrive a sentir un peu le jeu : si un joueur déborde et qu’il tacle, un duel aérien, un arrêt de gardien. Généralement je prend en rafale, c’est l’idéal. Après on suit tout de même le jeu. On ne lâche pas le ballon des yeux et on se laisse guider par les actions. »

Même si elle rêve que ses joueurs préférés (Blas, Mohamed, Merlin) puissent partager un jour une de ses photos, elle est déjà heureuse de pouvoir faire plaisir aux joueurs des clubs pour lesquelles elle passe tous ses weekends.

« Aucun joueur pro n’a encore partagé mon travail. En général, les joueurs de R1 ou autres adorent avoir des photos. C’est toujours plaisant les repartages, ça motive. Ils sont contents d’avoir de bonnes photos d’eux et en bonne qualité. »

Si vous n’avez pas instagram, vous pouvez suivre les aventures de Clémence sur Facebook. En espérant la revoir bientôt à la Beaujoire !

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