Malgré des débuts convaincants avec le FC Nantes en 2015, après avoir marqué dès son premier match chez les pros, face à Nice, Alexis Alégué a rapidement disparu des radars. Subissant des allers et retours permanents entre la réserve et l’équipe première du club de la Cité des Ducs, le joueur formé à la Jonelière a été prêté du côté de Tours, avant d’être finalement libéré par les Jaune-Et-Vert à l’été 2021.
Pourtant arrivé du côté de Rodez en 2021, avec l’ambition de se relancer sur le territoire hexagonal, l’ancien milieu offensif des Canaris a vite vu ses espoirs partir en fumée. Son coach de l’époque souhaitait le voir évoluer au poste de piston, une faveur qui ne l’a évidemment pas convenu, lui qui a toujours évolué sur des postes à vocation offensive.
En mars dernier, le Camerounais s’était exprimé pour Ouest France et affirmait « le coach voulait me faire jouer piston gauche mais il a vite vu que je ne savais pas défendre ». Son histoire avec l’actuel pensionnaire de Ligue 2 s’est donc tragiquement terminée, suite à sa mise à l’écart du onze type, par son entraîneur.
La renaissance.
Désormais joueur pour le club de seconde division tchèque, le MFK Vyskov, Alexis Alégué s’est réellement imposé comme une pièce maîtresse au sein du club de Tchéquie. L’ancien de la Maison Jaune est même, selon Transfermarkt, impliqué sur 40% des buts en championnat de son équipe cette saison, une prouesse faramineuse pour un joueur qui sortait d’une saison blanche, sans avoir disputé le moindre match.
Sur cette saison, toutes compétitions confondues, Alexis Alégué est l’auteur de 7 buts et 14 passes décisives. Des statistiques tonitruantes qui ont largement contribué à la promotion de son équipe en D1 tchèque à l’issue de la saison.
Alexis Alégué se serait même fait approcher par le club de Jablonec (D1 Tchèque) récemment, à en croire les informations de Transfermarkt. A 26 ans dès à présent, l’ancien canari peut potentiellement prendre une revanche sur ses précédents échecs. Il s’était par ailleurs confié auprès de Ouest France, sur son évolution personnelle : « je râlais, levais les mains. Les coaches n’aiment pas trop ça. À Nantes, on reconnaissait mon talent mais on insistait aussi sur mon manque de détermination. Je pense que j’ai changé aujourd’hui ».

