
En interview pour l’Équipe, Valentin Rongier est revenu sur sa difficulté à s’imposer physiquement à ses débuts.
Valentin Rongier, 27 ans, 1m72. Le milieu marseillais est loin d’être le joueur de Ligue 1 le plus impressionnant physiquement. Un « handicap » dont le joueur est conscient et qu’il tente de gommer depuis ses débuts à Nantes.
« Si vous prenez des photos de moi à 16-17 ans, vous allez rigoler. J’étais vraiment crevette, bien plus que maintenant. Je ne fais pas 1,85 ou 1,90 m, je n’ai pas cette autorité physique naturelle. Quand je commence à côtoyer la réserve à Nantes, je me rends vite compte que ça va être compliqué dans le monde pro, niveau duels, si je ne m’aguerris pas. J’avais un retard, et je travaille encore ce point aujourd’hui, j’ai ce besoin pour me dire le jour du match : « Tu es prêt ». » – Valentin Rongier pour l’Équipe.
L’ancien Canari, parti en 2019 de la Cité des Ducs, explique alors sa morning routine. Un travail physique et un travail mental motivant à l’aide de statistiques.
« C’est psychologique. Une heure tous les jours, minimum, en plus de l’entrainement. Activation le matin avant la séance, gainage, abdos, bas du corps, et après, séance de musculation (…) Quand on atteint les 60-70 % de duels gagnés, ça devient intéressant. Et le pourcentage de passes réussies dans les 30 derniers mètres. C’est facile de faire des passes quand on fait une conservation et que l’équipe adverse est regroupée derrière. Être plus précis et juste une fois qu’on arrive dans ces entre-lignes où on fait face à des blocs, voilà le plus compliqué. » – Valentin Rongier pour l’Équipe
Effectivement, lors de son départ à Nantes, il atteint une moyenne de 82,7% de passes réussies (saison 2018-2019 / Source whoscored.com). Cette saison avec Marseille, Valentin Rongier est désormais à une moyenne de 90,1% de passes réussies. Une belle évolution pour le joueur formé à Nantes.
Morgan Lavergne.

