C’est un chapitre de la carrière du réunionnais qui se referme ce vendredi 21 juillet. Plus que jamais touché, accablé par une décision qui ne semblait pas lui appartenir, Dimitri Payet s’est en effet présenté en conférence de presse, en compagnie de Pablo Longoria, pour annoncer son départ de l’Olympique de Marseille.
Cela faisait 10 ans que le capitaine marseillais avait rejoint la cité phocéenne, malgré une parenthèse britannique entre 2015 et 2017. Reste que, avant ces dix années, dix autres saisons avaient précédé cette histoire dans le Sud, une décennie sur le territoire français, entre La Réunion, Saint-Étienne, Lille et… le FC Nantes. Une rétrospective semble nécessaire sur les années ligériennes de Dimitri Payet à la genèse de sa carrière.
Une première aventure professionnelle en métropole
Alors que Payet avait pu découvrir l’Hexagone durant sa formation havraise de la saison 1999 à l’année 2003, qui n’avait pas été une franche réussite, il avait du rapidement retrouver l’île de la Réunion, du côté d’Excelsior.
Révélé durant cette saison dans le Pacifique, un club repère tout son potentiel et le ramène sans attendre direction la métropole. Dimitri Payet signe alors pour le FC Nantes, rejoignant à 17 ans la réserve du club en CFA. Nous sommes en 2004, et comme un reportage de l’époque nous le montre, Dimitri alterne entre footballeur et vendeur dans une boutique de vêtements.
Il impressionne sous les ordres de Stéphane Moreau, au point d’être promu, en décembre 2005, dans le groupe professionnel. Il effectue ainsi ses 7 premières minutes de jeu en Ligue 1 chez le rival bordelais, pour un match nul et vierge qui ne ravivera pas les mémoires.
Quelques semaines plus tard, on le retrouve dans le même groupe, toujours en déplacement, pour disputer deux petites minutes contre Metz. Neuf minutes au total donc pour débuter son aventure professionnelle, assez pour inscrire son premier but, et rapidement marquer les esprits.
Il mérite ainsi aux yeux de Serge Le Dizet de revenir dès la semaine suivante, allergique toujours à la Beaujoire, lui qui doit à nouveau se contenter de quelques minutes en déplacement contre Toulouse. Un nul, une victoire, une défaite, 12 minutes et un but, voilà le bilan de la première saison professionnelle de Dimitri Payet au FC Nantes.
2006-2007, la saison de la confirmation

Après ces quelques brèves apparitions sous les ordres de Le Dizet, c’est réellement sous les ordres de Georges Weo et Michel Der Zakarian que Dimitri Payet va se révéler à la France. Il effectue toute la saison dans le groupe professionnel, signant son premier contrat. Au départ de Le Dizet en septembre, il s’impose même comme un titulaire indiscutable de l’équipe, un élément qui se voudra essentiel dans une lutte pour le maintien inquiétante pour le peuple nantais.
Il participe cette saison-ci à 30 matchs de championnat, plantant à Sedan, Sochaux, mais également contre Lille et Marseille, ses futurs hôtes. Il conclue ainsi sa première saison complète, mais également dernière saison avec les couleurs nantaises, avec 4 buts au compteur, agrémentés de 3 passes décisives, lui qui se destinait alors à une carrière en tant qu’ailier gauche.
Malheureusement, la Beaujoire n’aura pas longtemps l’occasion de l’admirer, 16 petits matches devant la tribune Loire et autre Jules Verne, et puis voilà. La relégation du club en Ligue 2 à l’été 2007 ne permettra pas au club de conserver son nouveau talent, nouvel amoureux du championnat français.
Il signe donc pour 4 millions d’€ à l’AS Saint-Étienne, pour continuer à écrire, dribbler et enrouler son histoire, se baladant jusqu’à aujourd’hui dans tout ce que le championnat français peut faire de plus historique. Un tour de France de l’histoire que les supporters nantais s’aiment à imaginer finir là où tout a commencé, sur les rives de la Loire, dans le berceau d’adoption du natif de Saint-Pierre, au FC Nantes.

