« Un très bon latéral… quand il est motivé », l’avis des supporters de Metz sur Fabien Centonze

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Fabien Centonze (FC Metz) serait sur le point de signer au FC Nantes (Photo : Hugo Pfeiffer/Icon Sport)

Fabien Centonze à Nantes, ça sent très bon ! À cette occasion, Tribune Nantaise a contacté quelques supporters messins afin d’obtenir un avis détaillé sur la future recrue des Canaris. Voici le bilan.

Vous êtes supporter du FC Nantes et le nom de Fabien Centonze vous est inconnu ? Aucun problème, nous vous proposons un condensé des interviews de Valentin et Armand, supporters du FC Metz. Tous deux fans des Grenats, ils nous ont livré un avis sans filtre sur le latéral français.

« Le problème, c’est qu’il se pense au-dessus du club ! », supporters du FC Metz sur Fabien Centonze

Un bon latéral, rapide et polyvalent.

Avant d’aborder les sujets à débat, penchons nous d’abord sur le plan sportif. C’est sûrement le point le plus important, mais également celui sur lequel les Messins sont unanimes : Fabien Centonze a du talent !

Afin de mieux connaître la future recrue des Canaris, nous vous proposons d’en savoir plus au sujet de son style de jeu. À 26 ans, il est un latéral droit polyvalent, qui a fait ses preuves tant défensivement que sur le plan offensif. Armand se permet même une comparaison pour illustrer cela :

« C’est un joueur très talentueux et très bon pour un club de Ligue 1. Au niveau du style de jeu, c’est similaire à un Achraf Hakimi… j’exagère, mais c’est pour parler à tout le monde. Quand il le veut, il est rapide et sait créer les espaces. Il a un bon jeu sans ballon, et sa finition n’est pas mauvaise non plus. Le seul bémol, je pense que c’est au niveau de ses centres, qui ont tendance à finir en tribune. »

Si les Grenats ont l’habitude de jouer avec une défense à quatre, Armand ne se fait pas de souci pour Fabien Centonze. Ce dernier devrait réussir à s’adapter dans un système à cinq, dispositif dont Antoine Kombouaré est un grand adepte.

« Je pense qu’il peut s’adapter à tous les systèmes. Il faut juste éviter de le faire jouer à un poste qui n’est pas le sien. »

Même constat du côté de Valentin : seule la motivation peut faire défaut à son talent évident. « C’est un très bon latéral… quand il est motivé. Malheureusement, cela n’est plus le cas chez nous car il enchaîne les pépins physiques et les mauvais comportements. C’est vraiment un joueur de très bon niveau qui nous aurait fait beaucoup de bien en Ligue 2. »

Un bras de fer avec le club et une mentalité critiquée.

Malgré les éloges à son sujet sur le plan sportif, Armand et Valentin restent bien plus critiques quant à l’attitude de Fabien Centonze vis-à-vis de leur club. Le joueur voulait partir depuis plusieurs mois, et il a su le faire entendre… pas toujours avec la manière selon les supporters grenats :

« Son départ est un soulagement, car ça fait plus d’un an qu’il ne respecte pas le club, notamment avec ses différentes sorties médiatiques, qui ne nous plaisent pas du tout. Ça va faire du bien au vestiaire… il voulait partir, il part enfin et c’est tant mieux. »

Une blessure qui interroge, des arrêts maladie à répétition ou encore des refus de jouer, le latéral du FC Metz aura donc tout tenté pour faire pression sur la direction du club. Un comportement extra-sportif qui ne passe plus dans le club mosellan.

« Au niveau de la mentalité, c’est un peu un c******, il a tout simplement simulé une blessure pendant 9 mois pour ne plus se faire c**** et pouvoir chercher un nouveau club. Maintenant, on l’appelle “le malade imaginaire”. »

Valentin ne se montre pas plus tendre avec le latéral des Grenats. Lui aussi affirme se satisfaire du départ de Fabien Centonze, qui était selon lui devenu un fardeau pour le FC Metz :

« Il a enchainé pépins physiques et mauvais comportements. Nous finissons par être heureux de s’en débarrasser car c’était devenu un véritable boulet pour le club. Il fallait s’en débarrasser, ce n’était plus possible car de toute façon il n’aurait pas joué. De plus, il n’a jamais caché son désir de partir, donc forcément quand un joueur n’a pas la tête à Metz et qu’il ne mouille pas le maillot, on n’a pas envie de l’apprécier. »

Irréprochable avec les supporters.

Si ce véritable bras de fer avec la direction messine a récemment jeté un froid sur ses relations avec le public du Stade Saint-Symphorien, Fabien Centonze s’est toujours montré correct avec les supporters. Un amour réciproque fut un temps, pour Armand :

« Mon meilleur souvenir de lui au stade ? Je pense à son but contre Lille la saison dernière. Il n’avait pas trop fait exprès, mais c’était un moment fort pour tout le public. Après, à titre personnel, toutes les fois où je lui ai demandé des photos, il les a toujours acceptées. Au centre d’entraînement, à la gare, à la sortie du stade… il a toujours pris le temps de discuter avec nous. Tous les joueurs ne le font pas, donc c’est quelque chose que je retiens et que je veux souligner. »

Valentin lui aussi se souvient de superbes performances. Un temps révolu, au grand dam du public Grenat, qui portait réellement le latéral français dans son cœur :

« C’est con… il a laissé un super souvenir il y a deux ans. Il a été vraiment bon ! J’ai le souvenir de mon frère qui achète son maillot. Il avait des coups d’éclat, à Saint-Symphorien tout le monde l’aimait. »

L’heure des regrets.

L’aventure messine aurait donc pu être bien plus belle pour Fabien Centonze, mais la suite de sa carrière s’écrira désormais sur les bords de l’Erdre. Le mot de la fin pour Valentin, qui lui souhaite tout de même le meilleur, d’une phrase teintée de regrets :

« J’espère qu’il va pouvoir s’épanouir dans son nouveau club. C’est une bonne recrue pour le FC Nantes. Il part sur une note très négative alors que l’histoire avait pourtant bien commencé. Mais malgré tout, on lui souhaite le meilleur… en espérant qu’avec vous il redevienne un peu plus professionnel. »

À nouveau, un grand merci à Armand et Valentin pour leur sincérité et le détail apporté dans leurs réponses. Bon courage aux supporters messins pour cette saison de Ligue 2 !

Jules Poupin (avec Kilian Robart).

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