Comment expliquer le démarrage manqué du FC Nantes ? Si les raisons ne manquent pas — choix d’entraîneur initial questionnable, recrutement tardif ou individualités en deçà de leur niveau —, une statistique révélatrice en dit long sur les lacunes nantaises.
Dans un football moderne où le pressing et le contre-pressing sont devenus la norme, et où la quantité de courses à haute intensité est scrutée de près, Nantes dénote particulièrement.
L’équipe qui court le moins en Ligue 2
Avec seulement 84,7 kilomètres parcourus en moyenne par match, la formation désormais dirigée par Grégory Poirierest la moins généreuse dans l’effort en Ligue 2 selon les données collectées par Sofascore. Une dernière place qui ne souffre d’aucune contestation : les Jaune et Vert accusent un retard de près de 4 kilomètres sur le FC Metz, pourtant dix-septième de ce classement spécifique.
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Le fossé est béant par rapport au FC Annecy, leader du classement avec 108,8 kilomètres de moyenne par rencontre. Cela représente plus de 2 kilomètres d’écart par joueur : là où les Haut-Savoyards courent en moyenne 9,89 km par match, les Nantais ne franchissent même pas la barre des 8 km (7,7 km). Un gouffre.
Un vrai déficit d’intensité
Le bilan n’est guère plus reluisant concernant le nombre de sprints par match. Si Nantes évite la dernière place — le Stade Lavallois (79) et le Pau FC (77,9) faisant pire —, les coéquipiers de Lucas Perrin squattent le bas de tableau avec une moyenne de 82 sprints par rencontre.
Un rendement très éloigné du Montpellier HSC (116,9) et du Rodez AF (116,6), qui dominent le championnat dans ce domaine, suivis par l’AS Saint-Étienne (113,4). Si le déchet technique a souvent été mis en avant pour expliquer ce début d’exercice manqué, la dimension athlétique constitue un facteur d’explication tout aussi majeur.
Sans être une garantie absolue de succès, l’engagement physique reste une clé essentielle en Ligue 2. Espérons que la trêve internationale permette à Grégory Poirier et son staff de combler ce déficit foncier. Sans cette intensité minimale, la saison risque d’être très longue pour le FC Nantes.
Classement de la distance moyenne parcourue par match :
- Annecy : 108,8 km
- Saint-Etienne : 107,0 km
- Grenoble : 106,0 km
- Dijon : 105,5 km
- Guingamp : 104,9 km
- Clermont : 104,8 km
- Rodez : 104,7 km
- Nancy : 103,9 km
- Montpellier : 103,4 km
- Boulogne-sur-Mer : 103,2 km
- Sochaux : 102,7 km
- Stade de Reims : 102,6 km
- Pau : 101,2 km
- Dunkerque : 96,5 km
- Red Star : 90,9 km
- Stade Lavallois : 88,5 km
- Metz : 88,5 km
- Nantes : 84,7 km
Source : Sofascore

