« Si on veut une progression dans le travail qu’on fournit, c’est clair qu’il faut plus de maîtrise et savoir gérer mieux les temps forts et les temps faibles. »
Quitte ou double.
Alors que l’Olympiakos n’a plus rien à espérer en Europa League (dernier du groupe à quatre points de la troisième place), Antoine Kombouaré semble avoir du mal à cerner l’état d’esprit de l’adversaire des Canaris. Les Grecs voudront-ils sauver l’honneur en remportant ce dernier match devant leur public, ou bien préféreront-ils ne pas laisser trop d’énergie ce jeudi, dans le but d’être en forme face au Panathinaikos, leur grand rival et actuel leader du championnat grec, qu’ils affrontent ce week-end ?
« Il y a deux manières d’analyser les choses. On peut avoir une équipe relâchée qui fait un grand match ou une équipe démobilisée. Ça dépend pour beaucoup de nous. Je m’attends à un match compliqué. Ils n’ont pas encore gagné et ils voudront faire plaisir à leur public. C’est aussi pour eux la meilleure façon de préparer leur match contre le Panathinaikos, dimanche. »
De plus, comme le soulignait Christian Karembeu, directeur sportif de l’Olympiakos, cette dernière échéance européenne pourrait être l’occasion pour le coach du club du Pirée de faire tourner son effectif, en donnant notamment une chance aux jeunes du centre de formation.
Passer un cap.
Si les résultats positifs continuent de manquer à l’appel, l’entraîneur des Jaune-et-Vert souligne que ses joueurs ont réalisé une belle progression et ont pris conscience de leurs lacunes. Selon lui, il ne manquerait qu’un petit déclic afin d’obtenir les trois points de manière plus régulière.
« L’enchaînement des mauvais résultats nous a fait prendre conscience qu’il fallait qu’on soit plus costauds, surtout mentalement. A l’extérieur, on l’a vu à Nice, on n’est pas loin d’aller chercher une victoire. Il faut renoncer à ces mauvais match par une prise de conscience et franchir un pallier. Les 4 derniers résultats sont positifs, même s’il n’y a pas toujours la victoire, l’idée est de franchir un pallier. »
Prendre les trois points avant le déplacement à Reims.
Expérimenté, Antoine Kombouaré reste lucide. La victoire face à Qarabag n’a pas été facile, bien au contraire. Selon le tacticien kanak, la seule rencontre équilibrée depuis le début de la campagne européenne était celle face à l’Olympiakos. Les Canaris auront donc pour mission de remporter leur deuxième confrontation face aux Grecs, afin de préparer le match face à Reims dans les meilleures conditions.
« Face à Qarabag, on sait qu’on était en difficulté, qu’ils étaient plus forts que nous. Mais c’est le résultat qui compte. Et on a appris des matches où on était bons mais où on ne gagnait pas. Si on veut une progression dans le travail qu’on fournit, c’est clair qu’il faut plus de maîtrise et savoir gérer mieux les temps forts et les temps faibles. On l’a vu contre Fribourg et Qarabag. Il n’y a qu’un match où c’était équilibré, contre l’Olympiakos. Demain, on aimerait faire un bon match pour bien préparer le difficile déplacement dimanche à Reims. Un match important pour nous dans notre survie en Ligue 1. »
Vous l’aurez compris, avant même le match européen de ce jeudi soir, Antoine Kombouaré prévient : le déplacement à Reims sera décisif pour l’avenir des Canaris en Ligue 1.

