Trois matchs pour autant de défaites, un projet de jeu inexistant, une défense en perdition et un vestiaire en lambeaux : Michel Der Zakarian n’aura pas fait long feu pour son troisième passage sur le banc de touche du FC Nantes. Licencié le 24 août dernier, le technicien franco-arménien est parti avec un vif sentiment d’inachevé.
Un licenciement trop précoce ?
« Il y a toujours une grosse déception au départ, mais c’est le football d’aujourd’hui. C’est la société d’aujourd’hui, de notre pays, affirme-t-il dans les colonnes de l’Équipe. Il y a toujours des complications quand tu descends. Certains joueurs sont marqués, d’autres ont des problèmes sur le plan financier. Les salaires chutent et mentalement, ça peut prendre la tête. Pas mal voulaient partir, mais certains n’ont pas eu les contacts espérés. Ce n’est donc pas la faute du coach qui arrive, mais la leur. Je n’ai pas peur de dire les choses. »
Sans vouloir rejeter toute la faute sur les joueurs, estimant que chacun a sa part de responsabilité, Michel Der Zakarian estime qu’il n’a pas pu travailler dans un contexte idéal. « Le début de saison que l’on fait est la conséquence de joueurs qui ont un peu la tête à l’envers, martèle-t-il. Comme il y a beaucoup d’impatience, ce sont souvent les entraîneurs qui partent. » De quoi lui faire regretter son retour ? « Pas du tout, parce que c’est le club qui m’a formé, que j’y ai connu deux montées et que j’avais envie d’y retourner, une dernière fois.«
Une envie intacte
Persuadé qu’il aurait pu inverser la tendance, Michel Der Zakarian ne compte pas s’arrêter sur un échec, bien qu’il ait affirmé qu’il irait à la retraite si on le renvoyait après la lourde défaite contre Rodez. « Je suis à la retraite, mais j’ai toujours envie de travailler. Je me suis mal exprimé. Je voulais dire que j’y retournerai car j’étais déjà à la retraite avant d’arriver au FC Nantes, clarifie Der Zak. Je suis ouvert à tout, même en cours de saison. Maintenant, il faut qu’une direction me choisisse. J’ai toujours la passion et j’ai envie de réussir un dernier pari. »
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Mais après ses expériences difficiles à Brest, Caen et donc Nantes, il n’est pas certain qu’une nouvelle direction lui donne sa chance dans un futur proche. « Bien sûr qu’on voit de plus en plus de directions choisir des jeunes, mais ça ne m’effraie pas », conclut l’ancien coach du FC Nantes.

