
Il y a 20 ans jour pour jour, le 11 septembre, les Canaris faisaient leur retour en Ligue des Champions dans une ambiance très particulière.
On se souvient tous du jour et de ce que nous faisions le 11 septembre 2001 et peut-être encore plus les joueurs du FC Nantes. Ce jour là, les Canaris s’apprêtent à jouer leur premier match de Ligue des Champions. Les joueurs attendaient cette rencontre depuis longtemps et tout était bien organisé.
Sieste – collation – départ pour le stade : un programme qui sera chamboulé
Comme tout droit sorti d’un cauchemar, la plupart des joueurs l’apprennent en sortant de la sieste. Stéphane Ziani se souvient ne pas y croire tout de suite en regardant la TV et pense à « un extrait de film catastrophe qui allait sortir au cinéma ».
Dans la salle de restauration où les joueurs se rejoignent, de nombreux écrans de télévision diffusent les images de l’attentat. Sylvain Armand explique au micro de France Bleu que tout le monde ne parlait que de ça.
« C’était non seulement effrayant mais on avait en plus la tête à ce qu’il se passait là-bas. Dans le vestiaire, on n’avait pas de téléphone comme aujourd’hui mais on essayait de savoir ce qu’il se passait, on demandait, on cherchait une télé » – Sylvain Armand
Pierre-Yves André raconte lui à So Foot que beaucoup pensait voir le match repoussé au vu des événements.
« Nous étions tous très choqués par les images, on s’était posé la question de savoir si on allait jouer, mais la décision ne nous appartenait pas. À partir du moment où ça n’a pas été dans ce sens, on s’est montrés professionnels » – Pierre-Yves André
Une victoire 4-1 devant 22 000 nantais à la Beaujoire.
La tension étant palpable, la sécurité avait été renforcée à la Beaujoire et 1 minute de silence avait été décidée juste avant le match. Malgré l’ampleur des événements, les Canaris vont faire un super match et renverser le PSV Eindhoven.
Pierre-Yves André, Olivier Quint, Wilfried Dalmat et Maram Vahirua auront été buteurs dans cette rencontre marquée également par le passage d’un avion.
« À un moment donné, il y a un avion qui était passé au dessus de la Beaujoire et d’un seul coup, j’avais eu l’impression que tout le monde s’arrêtait de parler et avait levé la tête au ciel. Inconsciemment, on ne pouvait pas s’empêcher de penser à ça. » – Olivier Quint pour France Bleu.
Morgan L.

