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Le FC Nantes en finale : le coup de poker réussi d’Antoine Kombouaré

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Antoie KOMBOUARE (Photo de Baptiste Fernandez/Icon Sport)

Malgré les performances XXL d’Alban Lafont, Remy Descamps était dans les cages nantaises pour cette demi-finale retour sur son match.

Finalement, c’est bien Remy Descamps qui était dans le onze de départ face à Monaco. Un choix osé après la prestation hors du commun d’Alban Lafont quelques semaines plus tôt face au PSG. Une rencontre loin d’être parfaite mais au dénouement magique.

Un début de match compliqué.

Très vite dans la rencontre, des doutes existent sur le choix d’Antoine Kombouaré. Rémy Descamps a du mal à rentrer dans son match et réalise quelques erreurs. À la 9ème minute, gros cafouillage dans la surface après une sortie hasardeuse du gardien. Un défenseur nantais lui sauve la mise.

Deux minutes plus tard, à peine, il rate à nouveau sa sortie sur le coup franc de Vanderson. Il est battu de la tête très facilement par Maripan, presque sans bouger. Il perd son invincibilité dans la compétition.

En seconde mi-temps, Remy Descamps est moins inquiété car souvent protégé par sa défense. À la 58ème minute, Ben Yedder vient se faufiler dans la surface nantaise. Il va tenter de le lober mais Quentin Merlin vient sauver la cage nantaise de la tête. Sur le second but monégasque, le gardien ne peut rien faire car Boadu est totalement démarqué dans la surface. Seul un exploit aurait permis d’arrêter cette tête.

Après le match, le coach kanak reconnait que le gardien aurait pu faire mieux.

« Rémy, il peut faire mieux sur les deux buts que l’on encaisse. Même si l’erreur est toujours partagée avec les défenseurs. »

Une séance de tirs-au-but salvatrice.

Remy Descamps a prouvé qu’il supportait bien la pression. Il voulait prouver qu’il était capable lui aussi de grandes choses. Il l’a fait en arrêtant le premier tir-au-but de la soirée. Celui du meilleur buteur de Ligue 1 : Ben Yedder. Remy Descamps saute du bon côté (gauche).

Il manque de peu d’arrêter celui de Kévin Volland en sautant également du bon côté. Malheureusement le Monégasque frappe fort et parfaitement. Il transforme son tir au but. Très grand, sûr de lui, le charisme de Remy Descamps a permis aux Canaris de remporter cette nouvelle séance de tirs-au-but (après Sochaux 32ème de finale) et de se qualifier 18 ans après pour une finale.

Antoine Kombouaré reconnait le très gros mental de son second gardien. Pour autant, il n’exclut pas qu’il puisse ne pas jouer la finale.

« Il a été très costaud ensuite. Or quand un gardien peut se sentir responsable ou impliqué sur un but, il peut être fragile. On voit qu’il a un énorme mental, il nous met sur le bon chemin avec premier arrêt sur Ben Yedder. »

Pas de jaloux.

Le Coach kanak avait été clair avant la rencontre, il n’y aura pas de jaloux. En observant la réaction d’Alban Lafont sur l’arrêt du penalty de Ben Yedder, on a tout de suite compris qu’Antoine Kombouaré avait raison.

« Ce ne sont que des bons problèmes (…) Les garçons acceptent les choix que je fais, il y a un super état d’esprit, les gardiens s’entraident. »

Pourquoi Descamps et pas Lafont ?

En conférence de presse d’avant match, Antoine Kombouaré n’avait pas révélé le nom du gardien pour cette demi-finale mais n’avait pas caché son admiration pour le jeune portier.

« À l’entraînement, on voit qu’il a des grosses qualités. C’était intéressant de le voir en compétition, il nous a montré de très belles choses. Contre Brest, il avait été très bon, Bastia il a été top. Ça a été l’occasion de convaincre ses coéquipiers. »

Interrogé dans l’Équipe avant le match, Jérôme Alonzo s’était également exprimé : « Évidemment, il n’y a pas photo entre les deux. Mais en mettant Descamps, c’est simple, tu restes sur ta stratégie, presque sur ton engagement moral. Je pense qu’Antoine va rester dans sa logique de confiance mutuelle. »

Le coach le confirme après le match face à Monaco.

« Il le savait depuis le début qu’il allait jouer. Dans mon esprit, il y a ce que l’on pense tactiquement, techniquement mais il y a l’humain. Il le mérite vu ce qu’il a fait jusqu’ici. Pour la suite ? Ça ne veut rien dire. J’ai dit jusqu’à aujourd’hui » 

C’est donc ce pacte de confiance entre le coach et le gardien qui a permis, entre autre, aux Canaris de rejoindre le Stade de France. Coup de poker réussi. Encore.

Morgan Lavergne.

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