Interview : le speaker Jean-Charles Verdalle révèle ses secrets de la beaujoire

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Jean-Charles Verdalle en interview avec Christian Gourcuff (Sylvain Soubaya)

Retrouvez dans le podcast de la Tribune Nantaise une interview exclusive de l’animateur et speaker de la Beaujoire Jean-Charles Verdalle.

Nouveau speaker de la Beaujoire depuis deux ans, Jean-Charles Verdalle revient sur ses débuts au club. Au-delà de nous expliquer son métier, il nous explique sa vision, son ressenti depuis l’intérieur : l’attitude des joueurs hors caméras, la disparition d’Emiliano Sala…

Les recruteurs ont vu que j’étais supporter surtout avant d’être speaker.

Je sais qu’il y a une histoire amusante autour de ton recrutement est-ce que tu peux nous raconter ?

Écoute ce qui est marrant, c’est le concours de circonstance.Yannick Bigaud a fait un article dans 20 minutes à l’époque pour dire qu’il arrêtait et j’ai des copains qui m’ont tagué sur facebook, qui ont tagué l’article en me disant “Vazy pourquoi tu ne t’enterais pas ta chance ?”

Comment ça s’est passé ce casting ? Il y avait du monde dans le stade ?

Non il n’y avait personne puisque la saison était terminée depuis fin mai. Donc il y a eu une mise en situation comme s’il y avait du monde, avec les textes d’avant match et compositions d’équipe. Alors c’est très particulier de le faire dans un stade vide. Je dirais même que c’est beaucoup plus flippant que de le faire dans un stade plein. Et l’anecdote c’est qu’au moment de lancer l’hymne de la Beaujoire, elle n’est pas partie et du coup je l’ai chanté a cappella. Ils ont vu que j’étais supporter surtout avant d’être speaker.

J’ai rencontré Emiliano. Il était très attaché aux valeurs du club mais aussi aux valeurs du travail. C’était un vrai guerrier.

Le match hommage à Emiliano Sala il y a quelques mois, tu en as pensé quoi et tu l’as vécu comment ?

J’ai envie de dire, c’est particulier comme partie de saison mais aussi comme partie de vie. Parce-que forcement ce métier me permet de côtoyer les joueurs. Il y a des affinités qui se créent avec certains joueurs d’ailleurs. Emiliano avait toujours un mot pour les supporters, il s’arrêtait toujours à la fin du match, il prenait les photos qu’il y ait une victoire ou une défaite. Il a toujours eu çà en lui je pense, il était très reconnaissant.

Tu as eu l’occasion de discuter avec lui ou pas ?

Bien sûr ! En plus il parlait bien français donc c’était agréable aussi. C’était quelqu’un qui était très humain et très attaché aux valeurs du club mais aussi aux valeurs du travail. On est tous d’accord pour dire que c’était un vrai guerrier et personne ne dira le contraire.

Est-ce que c’est toi qui a mis en place la tradition de la 9ème minute à la Beaujoire pour lui ?

Alors non, çà je n’ai rien à voir là dedans. Ce sont les supporters qui ont eu l’idée, j’aurais aimé avoir cette idée, elle est excellente mais ce n’est pas moi. Moi la seule chose que j’ai amenée ou plutôt gardée pour Emiliano c’est toujours scander son nom à la fin des compositions […] La suite sur le podcast à 5m30.

Les joueurs se chambrent souvent sur une coupe de cheveux ou un style ! C’est amusant.

Après les nombreuses interviews que tu as faite quel est, selon toi, le joueur le plus sympa et le moins sympa ? Celui qui jouait moins le jeu ?

Y a pas de joueurs sympas ou moins sympas. Il y a juste des joueurs qui ont l’habitude de l’exercice et qui s’expriment très bien. Je pense à Dennis Appiah et Imran Louza qui sont pour le coup des purs produits de la formation. Il y a toujours un affect particulier comme il pouvait y avoir avec Valentin Rongier ou même Léo Dubois […]

Il y a toujours le respect !

Il y a toujours le respect […] Ce que je remarque c’est qu’il y a justement un très grand respect entre les joueurs et les journalistes. Surtout quand c’est des anciens joueurs comme Daniel Bravo ou autre […] Après ce qui est sympa, c’est qu’entre eux ils peuvent se chambrer un peu devant les gens, donc voilà ça apporte de l’humour, ça met de la légèreté, ça détend l’atmosphère […] Il y a de la vanne souvent sur une coupe de cheveux ou un style. Mais je me rends compte surtout avant match que les joueurs se connaissent tous […] La suite sur le podcast à 15m25.

La Covid-19 m’a créé un vrai manque. Bien au-delà de l’aspect financier, j’aurais été prêt même gratuitement à retourner à la Beaujoire pour le contact avec les supporters et tout le monde.

Comment tu as géré la période Covid-19 ? Selon Europe 1, un speaker reçoit en moyenne en France 500 euros hors taxe par match, c’est compliqué quand tout s’arrête ?

Alors moi je l’ai toujours dit et je remercie le club de me faire confiance car je suis prestataire, je ne suis pas salarié du club. Donc ce rôle là n’est pas mon unique source de revenu […] J’irai même plus loin que la Covid. C’est ma 2ème saison qui s’est terminée, c’était compliqué avec les raisons que l’on connait avec Emiliano, beaucoup de matchs reportés avec le mouvement des gilets jaunes. Je me pose même la question, est-ce que c’est pas moi qui porte la poisse au club ? Je suis peut-être un chat noir j’en sais rien.

Mais au delà même de l’aspect financier c’est le manque. Les joueurs ont des rituels mais moi aussi j’ai des rituels avant d’aller à la Beaujoire. J’aime bien y aller tôt, c’est le choix de la chemise, c’est la préparation de l’avant match, c’est se renseigner sur le joueur en forme du moment […] Tu vois j’aurais été prêt même gratuitement à y aller sans problème pour justement avoir ce contact avec les supporters, avec tout le monde […] La suite sur le podcast à la 18ème minute.

Morgan.L

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